Quel est le rapport avec le comportement de chasse des chats

Ronronner comme ils le font, les chats restent des prédateurs. Leur comportement de chasse est caractérisé par beaucoup de patience, de concentration et d’habileté. Observer la chasse aux pattes de velours est à la fois fascinant et un peu effrayant.

Le choix de la proie que votre chat préfère pour vivre son comportement de chasse est généralement une question de préférences personnelles, mais il dépend aussi de l’offre. Certains chats préfèrent chasser les souris, d’autres les grenouilles, les oiseaux de jardin ou les insectes.

Le comportement de chasse est inné chez le chat

Le comportement de chasse est un instinct inné que tous les chats possèdent dès les pattes du chaton. Dans les bagarres avec leurs frères et sœurs et lorsqu’ils jouent, les chatons s’entraînent pour plus tard, lorsqu’ils iront eux-mêmes à la chasse. Le comportement de chasse est également maintenu chez les chats domestiques qui, au lieu de souris ou d’oiseaux, chassent les insectes ou jouent avec eux. Vous remarquerez peut-être aussi que votre chat domestique chasse soudainement les ombres et les lumières qui ont changé soudainement, ou qu’il se tapit au coin de la rue en attendant vos pieds.

Si certaines races de chiens sont élevées pour présenter le moins de comportement possible à la chasse, cela a été largement préservé chez les chats. Cela est probablement dû au fait que l’instinct de chasse était tout à fait souhaitable lors de la domestication du chat de fauconnerie, qui est considéré comme l’ancêtre des chats domestiques actuels. Après tout, la chasseuse rusée gardait la maison, la cour et les champs libres de parasites tels que les souris. Même aujourd’hui, de nombreux propriétaires de chats apprécient encore que leur nez poilu veille à ce que les souris et les rats n’entrent pas chez eux.

Une technique de chasse sophistiquée : rôder, traquer, claquer

Il semble parfois déjà assez cruel, comment un chat fait tomber sa proie. Les chats sont très planifiés et intelligents lorsqu’ils chassent. Ils gardent leurs oreilles dressées lors de leurs incursions sur leur territoire, les yeux du chat enregistrent attentivement les plus petits mouvements à une distance comprise entre deux et six mètres. Parfois, les chats découvrent un trou de souris ou un nid et sentent qu’il y a une proie. Une fois qu’ils ont repéré un animal proie, ils se mettent à l’affût, et attendent.

Si le chat remarque un animal trop éloigné au cours d’une balade, il le traque très lentement. Elle presse son ventre contre le sol et maintient le haut de son corps aussi immobile que possible, tandis que ses pattes la portent en avant presque silencieusement. Lorsqu’elle est suffisamment proche ou lorsque la proie sort de sa cachette, elle attaque. Elle saute, attrape la proie avec ses pattes avant et enfonce ses pattes arrière dans le sol pour trouver assez de prise. Puis elle met l’animal dans la bonne position pour le tuer par une morsure ciblée au cou.

Pourquoi les chats chassent-ils tant les souris ?

Un comportement qui remonte à la nuit des temps

S’il aime regarder par la fenêtre, essaie d’attraper les mouches, vous rapporte des souris en guise de cadeau ou court sans arrêt derrière vos lacets détachés, c’est parce que votre chat a besoin d’exprimer son instinct de chasseur.

Ce comportement automatique et inconscient remonte à la nuit des temps, puisque ses ancêtres sauvages étaient bien obligés de chasser afin de se nourrir et d’assurer leur survie.  Les petits animaux comme les souris constituaient alors de 70 à 90 % de leur alimentation. Dès leur plus jeune âge, les chatons s’initiaient à la chasse par le jeu avec le reste de la portée. Leur mère leur apportait des proies pour leur apprendre à les manipuler.

Il s’agit d’un instinct vital donc, que les hommes ont su mettre à profit il y a déjà plus de 9 000 ans. C’est à cette époque qu’ils passent d’une vie nomade de chasse et de cueillette à une vie plus sédentaire et agricole. La culture des céréales permet de créer des stocks, mais entraîne la prolifération de rongeurs nuisibles. Une aubaine pour le chat, qui se rapproche des campements, attiré par ces proies faciles. Les qualités de chasseur du chat poussent l’homme à entreprendre sa domestication et son élevage.

Si les chats ont rapidement trouvé leur place dans les campagnes ou près des champs, ils ont aussi convaincu les marins de leur faire une place à bord de leurs navires. En chassant les rats des cales des bateaux, ils sauvaient les provisions, les cordages, mais empêchaient aussi la propagation de maladies transmises par les nuisibles. Plus tard, ils furent accueillis dans les palais de la Renaissance, sauvant les livres, les garde-robes et les cuisines des nombreux rongeurs qui y pullulaient.

Aujourd’hui, le mode de vie du chat ressemble peu à celui de ses ancêtres, mais son instinct n’a pas changé. Même si sa gamelle est toujours remplie et ses croquettes correspondent à son goût et à ses besoins, il continue néanmoins à chasser tout ce qui s’agite sous ses moustaches. C’est une réaction naturelle mais aussi un jeu.

En effet, la chasse récréative se manifeste déjà chez le chaton comme une manière de libérer le stress, de se dépenser et d’entretenir ses réflexes. Essayer de l’en empêcher, c’est aller au-devant de frustrations qui ne feront qu’engendrer des problèmes de comportement. Que feriez-vous si l’on vous empêchait de pratiquer l’activité pour laquelle vous êtes naturellement programmé.

Jouez avec lui et félicitez-le !

N’hésitez donc pas à jouer avec lui et à lui proposer de nouvelles activités pour canaliser son énergie et félicitez-le quand il vous rapporte fièrement son butin pour le partager avec vous. Si la surprise n’est pas toujours agréable, ne le grondez pas et pensez à vous en débarrasser sans qu’il le voie. Et si vous préférez éviter de recevoir ce genre de cadeau, accrochez une petite clochette à son collier pour prévenir les autres animaux de son arrivée.

Comme tous les animaux, qu’ils soient domestiqués ou non, le chat a besoin de libérer son instinct. Qu’il soit motivé par la faim ou simplement par amusement, il chassera, comme n’importe quel carnivore en liberté, parce que cela fait partie de son ADN depuis la nuit des temps.

Comportement territorial des chats

Le chat est un animal territorial et plutôt solitaire. On n’a pas pu mettre en évidence d’organisation hiérarchique chez les chats harets (chats redevenus sauvages). Tout d’abord, il est rare que ces chats vivent en groupe. Généralement, ils se tolèrent autour d’une même source de nourriture et sur un même territoire, mais cherchent à préserver leur « espace vital ». Si des groupes de chats existent naturellement, il s’agit surtout de groupe de femelles (chattes qui restent après la puberté avec leur mère et leurs sœurs), que l’on nomme matriarcats. Lors des mises bas, (les chattes sont souvent en chaleur ensemble), elles mettent bas ensemble et élèvent leurs petits ensemble. Les mâles (non stérilisés) sont indépendants et solitaires. Ils côtoient leurs congénères essentiellement pendant les périodes de chaleur pendant lesquelles ils se battent (entre mâles) ou ils s’accouplent (avec les femelles évidemment). Ensuite, ils repartent au loin. Ils n’ont aucun rôle dans l’éducation des petits.

La taille du territoire qu’occupe un chat dépend de son statut physiologique : un mâle entier peut arpenter plusieurs kilomètres carrés de territoire alors qu’un mâle stérilisé se contentera d’une surface beaucoup plus réduite. Une femelle semble avoir un territoire plus réduit qu’un mâle entier. Une femelle stérilisée sera plus sédentaire.

Les marquages

Quand le chat effectue un marquage, il dépose des marques olfactives ou phéromones qui vont lui permettre de baliser son territoire et de « communiquer » avec ses congénères. Les comportements qui accompagnent les marquages sont des comportements de soulignement, qui précisent pour un congénère qui regarderait la scène de loin « tiens, il est en train de déposer un marquage olfactif d’alarme. Il faut que j’aille sentir. » On distingue les marquages apaisants (pour l’animal qui les dépose) que constituent les marquages faciaux et les marquages d’alarme (griffades, marquage urinaire) surtout à destination des congénères qui pénétreraient sur le territoire du chat.

Les marquages apaisants

Le marquage facial territorial est apaisant. Le chat se frotte la tête régulièrement sur les angles saillants des obstacles présents sur son territoire. Dans la nature, il va s’agir de pierres ou de branches, dans la maison, il s’agit des coins de murs, des pieds de table ou des coins des meubles. Ainsi, il dépose des marques faciales apaisantes (phéromones apaisantes) qui signent qu’il est bien installé dans son territoire et qui permet au chat lui-même de s’apaiser.

Si pour des raisons diverses, ces marques disparaissent (changements de place des meubles, travaux de peinture ou tout simplement déménagement), le chat est perdu : il doit impérativement baliser le « nouveau » territoire pour pouvoir s’y installer et s’apaiser. Certains chats ont la capacité de s’installer facilement dans un nouveau territoire même si cela leur demande des efforts, d’autres ont beaucoup plus de difficultés au point de rester « perdu » dans la nouvelle habitation (il marche en rampant, fuit pour n’importe quoi) et deviennent anxieux.

Le marquage de familiarisation ou allomarquage est apaisant. Le chat se frotte du bout du menton jusqu’aux oreilles sur les jambes de son maître quand il rentre du travail ou quand il prépare la gamelle. Il peut aussi se frotter sur le chien de la maison avec qui il s’entend bien ou contre l’autre chat aussi. Ce marquage est caractéristique des chats bien socialisés qui montrent leur affection aux êtres vivants qui vivent avec lui sur le territoire. Ces êtres sont clairement acceptés, ils ne représenteront pas des intrus s’ils sortent ou entrent sur le territoire.

Les marquages d’alarme

Les marquages d’alarme balisent certains endroits du territoire, mais ils sont essentiellement émis lors de stress.

Lors des griffades, le chat griffe un support vertical ou horizontal au point d’y laisser des traces visuelles et olfactives (sécrétions des coussinets plantaires). Ces griffades signalent au congénère qu’il s’approche de l’endroit de repos du chat qui a griffé (aire d’isolement). Si cet espace n’est pas respecté, l’intrus risque de se faire raccompagné vertement (agression territoriale). Plus un chat est angoissé, plus il va avoir tendance à effectuer des griffades.

Le marquage urinaire consiste en un jet d’urine projeté horizontalement sur un support vertical. Le chat est debout, il frétille de la queue qui est tenue verticale, il se place de telle façon que son arrière train soit face au tronc d’arbre, au mur ou au meuble et projette un jet d’urine odorant sur ce support. Dans l’urine ainsi émise, il y a des marques olfactives (phéromones) qui ont un rôle d’alarme. Quand un chat est angoissé, il a tendance à effectuer plus facilement du marquage urinaire dans son territoire, c’est-à-dire dans l’habitation. Quand plus de 50 % des marques faciales disparaissent du territoire, le risque de marquage urinaire dans ce territoire est augmenté.

Attachement et territoire

Le chaton est attaché à sa mère qu’il suit partout. Progressivement, après 3 ou 4 mois, plus indépendant, il s’installe dans le territoire où il vit. Il suit moins sa mère dans ses déplacements et il commence à se frotter sur les pieds de table quand il est content. Progressivement, l’attachement au territoire matérialisé par les marquages faciaux se renforce.